samedi 25 novembre 2017

Staechelin Kopfbalken 026

Le sciage et le travail du marbre

Le sciage et le travail du marbre

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Ce ne fut qu'à la fin du 18ème siècle qu'apparurent les scies à cadre permettant de scier en plaques les blocs de pierre.  Les scieries situées le long ou près d'un cours d'eau et reliées à lui par un canal (gora), étaient comparables aux moulins. L'eau actionnait les roues qui mettaient en mouvement la scie à cadre. La roue collectait également l'eau dans des récipients qui se trouvaient tout autour du bord. On y adjoignait - dans une certaine proportion -  du sable siliceux (de l'ancien et du nouveau) et on amenait, par les lames, le mélange sur la surface du bloc à découper : il servait ainsi d'abrasif.

Les premières scies à cadre ne disposaient que d'une seule lame ; plus tard, elle en eurent plusieurs qui devaient toutefois être dirigées manuellement jusqu'à ce qu'une profonde entaille soit effectuée. Les installations furent ensuite améliorées grâce à l'ajout de colonnes en fonte et de rails directionnels placés sur le côté de la scie à cadre. Les ouvriers, qui travaillaient à l'oreille, ajoutaient aux lames le mélange de sable qui était mis en tas et mouillé sur le bloc uniquement lorsque c'était nécessaire. En 1870, il existait encore 40 scieries de ce type à Carrare, 15 à Massa et 26 à Seravezza.


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Les innovations techniques firent leur entrée aussi dans les scieries. Ce fut avant tout l'électricité qui  supplanta petit à petit les moulins à eau. Les scies à cadre et leurs aménagements furent techniquement améliorés. Par exemple :  une scie à cadre pouvant scier 80 plaques en même temps fut tellement modifiée dans les soixante dernières années que la capacité de sciage en fut multipliée par deux. Mais ceci signifie seulement que la capacité d'un centimètre de l'heure put être augmentée à deux.

Il faut pourtant encore environ 100 heures pour qu'un bloc de deux mètres soit intégralement scié en plaques.

Les améliorations apportées aux machines et aux outils sont cependant remarquables. On peut citer le système de lamage, l'arrivée d'eau automatique, le remplacement des roues à eau par des systèmes de pompes, les générateurs électriques en cas de coupure de courant et l'utilisation étendue d'élévateurs mécaniques.

Ces dernières années, la scie à ruban diamanté a entièrement remplacé la scie à cadre traditionnelle en multipliant la productivité par dix. Entre 1920 et 1930, on a commencé à Carrare à construire puis à agrandir des installations portuaires destinées à l'import et l'export.  Le port joue un rôle important dans l'importation de matériaux du monde entier, qui sont  transformés sur place puis expédiés à nouveau comme produits finis.  


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Aujourd'hui, les entreprises toscanes spécialisées dans le travail de la pierre à Carrare, Massa et aux alentours importent, transforment et exportent  du granit et d'autres pierres naturelles du monde entier vers le monde entier. 

Il y aurait également beaucoup à dire sur la transformation multiple du marbre dans les ateliers  : ceux-ci jouent d'ailleurs un rôle important puisqu'ils réalisent en réalité les plans architecturaux et artistiques. Mais ceci dépasserait le cadre de ce propos.

La mécanisation et la technologie ont apporté au cours du 20ème siècle - et notamment dans les dernières décennies - un développement énorme, impensable encore quelques années auparavant : un bond en avant industriel qui n'aurait pas pu se faire sans ordinateur dans l'industrie de la pierre

bien que l'acheteur l'ait vu de ses propres yeux dans le gigantesque entrepôt à naturelle.

Il est désormais possible, pour ne citer qu'un exemple, qu'un bloc n'étant pas saisi ou saisi correctement dans l'ordinateur n'existe pas  et qu'il ne puisse donc pas être vendu ciel ouvert.


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Nous avons choisi la description des carrières, des moyens d'extraction et du transport - jusqu'au sciage des blocs de marbre - dans les Alpes apuanes car, en principe, ce mode d'extraction est à peu près identique pour toutes les autres pierres naturelles que ce soit dans les carrières sud-américaines du Brésil, africaines du Niger, asiatiques de Chine, dans la solitude du Nord du Canada, dans les étendues australiennes, sous les tropiques indiens ou dans les carrières toscanes de travertin.

Une chose doit encore être mentionnée de manière indéfectible : dans toutes les carrières du monde, c'est toujours et encore l'homme, l'ouvrier, le maillon principal dans le processus d'extraction, même si le maître-artificier exécute aujourd'hui en l'espace d'un instant ce qui aurait été autrefois un travail long et pénible. Dans la plus ancienne industrie du monde, la transformation n'est, aujourd'hui encore, pas possible sans personnel qualifié, comme ceci peut être le cas dans d'autres industries de production de masse. 

Passer maître dans le domaine des pierres naturelles est tout aussi difficile que devenir ingénieur. Si ce dernier doit fréquenter les bancs de l'école pendant 18 ans, celui qui travaille la pierre n'en a pas moins besoin d'un certificat de compagnonnage ou de maîtrise, en plus de l'expérience de nombreuses générations.



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25 nov. 2017
12 h 00 CET